spectacles

N’importe où de préférence

Création 2025
Restitution théâtralisée d’une enquête “sensible”
Dispositif spectacle participatif
Durée 1h15 
jauge limitée

Conception : So Beau-Blache & Sylvia Etcheto
Dramaturgie, direction d’actrices : Pascal Batigne 
avec So Beau-Blache, Sylvia Etcheto

Vidéo témoin d’une étape de travail de N’importe où de préférence
dans des classes de lycée

Dispositif spectacle seul ou résidence sur plusieurs jours en lycée et structures sociales ou médicales (représentations + ateliers)

Ce dispositif-spectacle est né d’une enquête autour d’une question à la fois intime et universelle.
C’est quoi être à sa place ? Par où ça passe ? 
Cette proposition théâtrale, sonore et plastique, met directement les spectateurs au cœur de la représentation et de la problématique.
Elle est spécialement prévue pour être jouée dans des lieux non théâtraux (chez un voisin, au centre social ou dans une classe de lycée), dans une grande proximité avec le public.

Ce dispositif spectacle (s’)active à partir de deux axes :

1 – La mise en partage de témoignages 

Lors d’entretiens auprès d’habitants des Côtes d’Armor, petits et grands, nous avons recueilli une grande diversité de réponses, à l’échelle intime, familiale ou sociale.
Témoigner est une occasion de donner à entendre des choses qui nous habitent et que nous ne nous sommes souvent jamais formulées : une autre manière de se raconter. Comment porter cette parole ? 
Comment faire de ces témoignages une matière à penser et ressentir ?
Comment à partir de ce “pré-texte” favoriser une disposition d’esprit collective ?

2 – La mise en situation de la question au présent de la représentation. 

Et si ce questionnement permettait d’être ensemble autrement : être acteurs collectifs de cette question. 
Comment cet espace-là, d’actions et de relations, permet de sortir d’un rapport à la question introspectif, figé ? 
Peut-on spéculer sur un imaginaire et un futur commun possibles?

Ce temps partagé continue à nourrir – à vue – l’enquête en cours. 

Cette proposition tend à sortir la question de sa ”chambre à soi”, à explorer collectivement les places que nous occupons, quotidiennement, volontairement ou contre notre gré. Elle cherche à bousculer nos représentations, et interroge les injonctions que l’on subit ou que l’on impose (à soi-même et/ou aux autres).

Nous partageons, pendant 1 heure 15, une exploration sensible, ludique et pratique de la question.
Nous faisons, ensemble, l’expérience d’autres points de vue, d’autres voix, d’autres places. 
Nous pouvons nous reconnaître, être surpris, être déplacés.

Faire de la place pour quelqu’un d’autre, son expérience, sa manière de penser, ses sentiments (…) Faire rentrer d’autres corps, d’autres subjectivités, d’autres vies, moins visibles, dans le champ de la pensée… Démultiplier nos vies 
Claire Marin – La place 

Avec nos outils respectifs de comédienne et plasticienne, nous convoquons différents registres, sous formes de vignettes : du théâtre documentaire à la tragédie, du jeu interactif à la performance, de la restitution d’entretiens à la composition sonore, de l’esquisse de portraits à l’installation… 

Encore reste-t-il à savoir si l’on finit tous par trouver une place, ou si le propre d’une place n’est pas plutôt de sans cesse se déplacer, ou de déplacer celui qui croit pouvoir s’y installer.
Claire Marin – La place

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La répèt,
elles n’apparaissent que la nuit


Création 2020 – reprise en 2021 à La Commune, CDN Aubervilliers 
Spectacle participatif – durée 1h15 
Jeune public 7-10 ans

Conception et mise en scène 
So Beau-Blache & Sylvia Etcheto
avec So Beau-Blache, Sylvia Etcheto et Dimitri Garzino
Création lumière : David Pasquier
Régie lumière & son : Dimitri Garzino
Attachée de production et diffusion : Léa Dony
Production : CDN La Commune – Aubervilliers

Vidéo témoin de La répèt, elles n’apparaissent que la nuit

Le prétexte narratif de ce dispositif est une entrée par effraction, dans le théâtre, d’un personnage (“la comédienne”), pris(e) par la nécessité éperdue de chercher des « mo… » – entités encore non définies qu’il reste à imaginer et à faire apparaître. Cette recherche peut être vue comme une métaphore du travail de création théâtrale, à la fois laborieuse et magique, qui donne à penser, qui surprend, voire qui émerveille.

La Répèt’ : elles n’apparaissent que la nuit est un dispositif spectacle pour sensibiliser à l’univers du théâtre, ses métiers et la richesse du processus de création. Il permet de repérer et se familiariser avec le lieu, d’aborder et comprendre ce qu’est le spectacle vivant, le travail de répétition, la multiplicité des compétences nécessaires et la complémentarité des savoir-faire, d’expérimenter une pratique de spectateur.

En étant plongé dans le processus de création, le public partage la joie de la recherche en direct, réalise que “jouer” est quelque chose à prendre au sérieux, que tout est possible mais pas « n’importe quoi », que l’imaginaire est précieux, les émotions utiles et les décalages – poétiques ou absurdes – salutaires.

Nous avons fait le choix, pour cette proposition pour le jeune public, d’explorer différentes interactions possibles, de tester jusqu’où et comment être des spectateurs actifs en participant à l’élaboration d’une scène.

Il est rythmé par l’alternance de deux types de moments : d’une part des propositions de mise en jeu prédéfinies d’une même scène pour que les spectateurs soient captés, surpris, voire déstabilisés par le monde imaginaire de Elles n’apparaissent que la nuit, et d’autre part les temps plus improvisés de La Répèt’, fabrication collective à vue, évoluant en fonction des échanges organisés avec le public.

Un dispositif spectacle qui prépare et donne envie au jeune public d’aller au théâtre, ou, comme ils l’ont formulé, l’«envie de re y’aller ! ».